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Non, le célibat n’est plus une tare ! À l’ère des réseaux sociaux et des sites de rencontre, vivre sa vie en solo devient même plus fréquent et mieux vécu. Selon une étude de l’Ined*, plus d’un Français sur cinq, âgé entre 26 et 65 ans, n’est pas en couple. Et cette fois, nulle discrimination, les hommes et les femmes sont plutôt égaux face au célibat. Toutefois, les mâles sont plus nombreux à être célibataires avant la trentaine. La gent féminine, quant à elle, a tendance à se mettre en couple plus rapidement… mais également à divorcer plus tôt ! En outre, les hommes, toujours selon l’étude, se remettent plus vite en couple et font moins face au veuvage.

Concrètement, parmi les célibataires entre 26 et 65 ans sondés, seulement 31 % des femmes estiment que le célibat a un “impact négatif sur la vie quotidienne“, contre 26 % des hommes.

Les trentenaires célibataires… face à la pression sociale

Toutefois, lorsque ce mode de vie “constitue un écart plus marqué à la norme de son entourage“, selon l’Ined, il est moins bien vécu. Ainsi, pour les personnes ayant atteint la trentaine, le célibat étant moins fréquent, il est plus difficile à vivre pour les concernés.

Ces derniers sont seulement 22% à avoir choisi de ne pas être en couple. Un chiffre plutôt bas par rapport à la moyenne des 46 % de célibataires entre 26 et 65 ans qui disent avoir choisi leur situation.

Lorsqu’un ou une trentenaire évolue dans un cercle d’amis dont la plupart sont en couple, il devient plus compliqué de rester imperméable à la pression sociale et vivre selon l’adage “mieux vaut être seul que mal accompagné”. Pas moins de 18 % des 30-34 ans ont d’ailleurs déjà fait croire à leur proche qu’ils étaient en couple !

Le célibat, même combat pour les cadres et ouvrières ?

En fonction de sa catégorie socioprofessionnelle, l’on ne vit pas non plus le célibat de la même manière ! L’étude montre qu’environ 29% des ouvriers et 24% des ouvrières ne sont pas en couple, contre 13% des hommes cadres et 18% des femmes cadres.

Il est intéressant de noter que pour la moitié des ouvrières, le fait de ne pas avoir de partenaire amoureux est un choix, contre environ un quart des femmes cadres. Qu’est-ce qui expliquerait cette différence de perception ? Selon l’étude, les femmes ouvrières seraient souvent particulièrement attachées à leur “liberté de décision” financière.

Alors que l’inégale répartition du travail parental et ménager marque aussi la vie conjugale des femmes cadres, l’indépendance financière des conjoints est plus grande dans les couples au statut social élevé. Gérer son budget sans avoir à négocier constitue une différence et un gain plus significatifs pour les femmes ouvrières et employées que pour les autres“, lit-on. 

L’enquête Épic a été conduite par l’Ined et l’Insee, en France métropolitaine, auprès de 7 825 personnes âgées de 26 à 65 ans.

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