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Le drapeau de la fierté asexuelle. La bande noire représente l’asexualité, la grise, la demi-sexualité, la blanche, les partenaires non-asexuels et la bande mauve, la communauté.

 

A la suite des Gender Studies, l’orientation et l’identité sexuelle sont devenus les points phares de la compréhension d’une sexualité centrée sur le vécu dans les plus jeunes générations, en continuité directe avec le mouvement de libération de l’homosexualité qui a constitué le grand combat du XXe siècle pour la compréhension de la sexualité. Dans le champs du « déconstructivisme social », cette entreprise de « déconstruction » des repères traditionnels – notamment en matière d’orientation sexuellle – propose aujourd’hui un continuum (une « fluidité ») entre les tendances et les orientations pour tenter de décrire au plus près des vécus qui ne sont pas obligatoirement homogènes mais correspondent à des ressentis de minorités. Le nouveau concept d’asexualité se situe dans ce mouvement de prise en compte de l’immense variabilité des vécus de la sexualité, aujourd’hui très étudiée aux USA.

 

 

Parmi les différentes orientations sexuelles, l’homosexualité, la bisexualité, l’hétérosexualité sont des orientations documentées mais pas l’asexualité qui semble une catégorie plus hétérogène.

Pour les Asexuality Studies, un mouvement de recherche identitaire qui désire se faire reconnaître comme une discipline à part entière,  l’asexualité se définit par l’absence d’attirance sexuelle, une personne asexuelle ne ressentant pas le besoin d’avoir un rapport sexuel avec une autre personne, bien que l’abstinence n’en soit pas un critère absolu, certains asexuels ayant une pratique masturbatoire.

(Sur)Vivre sans sexualité

Le documentaire (SUR)VIVRE SANS SEXUALITÉ, d’Ovidie et Tancrède Ramonet, qui permet d’approfondir cette question complexe, sera diffusé sur France Culture chaque jour à partir de lundi 12 avril 2021 à 17h  dans le cadre de l’émission LSD et sera ensuite consultable en podcast. Il se compose de 4 épisodes.

Épisode 1 : Sexualités empêchées

Dans la hiérarchie des besoins de Maslow, la sexualité est considérée comme un besoin physiologique fondamental, au même titre que la respiration, l’alimentation ou le repos. Arrêter le sexe reviendrait donc à se priver de l’une de nos fonctions essentielles. Est-il donc si facile d’arrêter ? Et d’abord de quoi parle-t-on ? Le corps se met-il en sommeil ? Les règles s’arrêtent-elles ? Cesse-t-on de bander à tout jamais ? Et comment vivent ceux dont la sexualité est empêchée ?

Épisode 2 : L’absence de sexualité, une anomalie sociale

Le 11 septembre dernier, Lio révélait au micro d’Augustin Trappenard ne plus « baiser » depuis huit ans. Plus étonnant encore, celle-ci admettait que toute sa vie son désir avait été soumis à celui des hommes. Par cette simple affirmation, Lio a mis le doigt sur un des grands tabous de notre société moderne : l’absence heureuse, voire libératrice, de sexe. Le problème ? Arrêter le sexe est souvent perçu comme une forme d’anomalie sociale.

Épisode 3 : Des vertus de l’abstinence

Depuis toujours la sexualité est en réalité LE grand problème philosophique et moral. Et l’abstinence apparaît depuis la nuit des temps comme la solution aux maux humains et même divins : aux origines de la culture hellénique, la mythologie grecque raconte par exemple que la création du monde n’a été rendu possible que grâce à la castration d’Ouranos. Avec la libération sexuelle des années 1960/70, tout cela aurait pu finir par paraître archaïque. Pourtant l’abstinence jusqu’à aujourd’hui continue d’avoir ses défenseurs, dans les domaines les plus divers.

Épisode 4 : Sortir de la sexualité, un acte politique

De Madeleine Pelletier qui prônait la chasteté politique à Virginie Despentes, en passant par Monique Wittig, la question de la compatibilité du féminisme avec l’hétérosexualité n’a jamais complètement cessé de se poser. Et elle se pose d’autant plus actuellement car depuis #MeToo, nombreuses sont les femmes qui se sentent dans l’impossibilité de continuer à entretenir une relation hétéronormatives.

Une série à suivre en direct et en podcast pour approcher la complexité de l’objet « sexualité ».

 

 

(Sur)Vivre sans sexualité,  France Culture lundi 12, mardi 13, mercredi 14, jeudi 15 avril 2021 à 17h et en podcast.

La suite

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