Recipiendaires-des-Maisons-Digitales-Fondation-Orange-ci-2-1024×683-1

Grâce au numérique, les possibilités de développement des petites entreprises ont décuplé. Toutefois, certaines femmes ont encore du mal à se familiariser avec l’outil. Elles ne savent ni lire, ni écrire mais ce sont des entrepreneures courageuses. Afin de soutenir ces femmes et les aider à développer leur business, la Fondation Orange a mis en place Les Maisons digitales.

Ce sont des écoles pour les femmes entrepreneures : vendeuses d’attiéké, couturières, agricultrices… Assoa Marie-Thérèse et Aka Yampoué épouse N’Guessan sont des bénéficiaires de ce programme. Elles nous ont raconté en exclusivité comment ces Maisons Digitales ont transformé leurs manières de faire du business.

Les difficultés de l’entrepreneuriat

Assoa Marie-Thérèse vit à Toumodi. Elle a une entreprise qui produit de l’huile de palmiste. Mais ce n’est pas son premier business. Elle est commerçante depuis qu’elle a dix ans. Avant d’entendre parler des Maisons Digitales par le biais d’une de ses amies déjà inscrite au programme, Marie-Thérèse avait du mal à formaliser administrativement son activité.

“À la maison digitale, j’ai appris à lire, à écrire et à calculer. J’ai aussi appris à gérer mon activité et les TIC [techniques de l’information et de la communication, ndlr]. Avec le prix Coup de cœur que j’ai obtenu, la Fondation Orange me fait suivre par un coach. Ce dernier m’aide à organiser mon activité et bien écrire mon projet.

Il en est de même pour notre seconde entrepreneure récompensée au prix Coup de Cœur de la Fondation, Aka Yampoué épouse N’Guessan. La Vice-présidente de la fédération des associations des femmes de Bonoua a eu vent du programme alors que la Fondation voulait collaborer avec l’association pour la création d’une maison digitale dans la ville. Elle dit avoir tout de suite apprécié le contenu et vu l’opportunité d’améliorer son projet de production de champignons. Il lui était difficile de trouver un financement pour formaliser mon activité.

Aujourd’hui, j’ai mon cahier de caisse, de stock, de fournisseur et je gère bien ma caisse.” nous dit fièrement l’entrepreneure.

De l’alphabétisation à la gestion de compte

Les Maisons Digitales, ce sont des espaces de formation aménagés et équipés en matériel numérique (tablettes, ordinateurs portables, et autres accessoires). Ce projet mis en place depuis 2015 a formé plus d’un millier d’entrepreneures. La Fondation Orange souhaite ainsi contribuer à l’autonomisation des femmes et promouvoir l’inclusion numérique des femmes. Elles pourront se prendre en charge elles-mêmes, utiliser le matériel numérique pour développer leurs commerces.

Pour ce faire, deux types de formations sont de mises :

  • L’alphabétisation
  • L’éducation financière & TIC.

Mme N’Guessan y a appris à “choisir son projet, découvrir les besoins auxquels il répond, comment vendre et comment gérer son activité.” Cette élève à la maison digitale de Bonoua 2018-2019 commente

“ les cours se passent très bien. Les instructeurs font preuve d’une bonne écoute.”

Marie-Thérèse renchérit :

“Nous venions trois fois par semaine : Lundi, Mardi et Jeudi. Nous étions encadrées par des maîtresses très gentilles.”

Aujourd’hui, ces deux entrepreneures n’hésitent pas à faire la promotion du programme. Elles en parlent à leurs amies ou à des médias comme AYANA. Marie-Thérèse va jusqu’à dire :

“ Pour réussir son activité, ses affaires, son commerce, il faut passer par la Maison Digitale car elle change la vie. Une femme qui réussit, c’est une  famille qui découvre le bonheur. “

Quelle meilleure citation pour conclure cet article ?

Pour savoir plus sur les Maisons Digitales, rendez-vous sur le site internet de la Fondation Orange.

À lire aussi : Autisme : Quelle prise en charge en Côte d’Ivoire ?

L’article Elles ont développé leur commerce grâce à Internet est apparu en premier sur Ayana Webzine.

La suite

Share this post

Laisser un commentaire

× Sextoy, libertinage ou relation sérieuse?
%d blogueurs aiment cette page :